« Imperméable », « déperlant », « 20 000 mm », « Gore-Tex »... Les étiquettes sont pleines de termes techniques. Voici comment les comprendre pour choisir la bonne veste.
1. Imperméable, déperlant, coupe-vent : ce n'est pas pareil
- Déperlant : l'eau perle à la surface grâce à un traitement. Il protège d'une petite averse, mais finit par laisser passer l'eau.
- Imperméable : la veste bloque réellement l'eau grâce à une membrane ou un enduit, et des coutures étanches.
- Coupe-vent : léger, il bloque le vent mais pas la pluie durable.
Une veste vraiment imperméable combine trois choses : un tissu étanche, des coutures étanchées et un traitement déperlant à l'extérieur.
2. La colonne d'eau : mesurer l'étanchéité
La colonne d'eau (en mm) indique la pression d'eau que le tissu supporte avant de laisser passer l'eau. Plus le chiffre est élevé, plus la veste est étanche.
Colonne d'eau
Niveau de protection
1 500 mm
Déperlant, petite averse
5 000 mm
Imperméable, pluie légère
10 000 mm
Imperméable, pluie soutenue
20 000 mm et plus
Très imperméable, pluie forte et montagne
Pour randonner toute l'année, vise au moins 10 000 mm. Pour la haute montagne ou le trek sous la pluie, 20 000 mm et plus.
3. La respirabilité : le critère qu'on oublie
Une veste étanche qui ne respire pas, c'est comme un sac plastique : tu finis trempé de transpiration. La respirabilité mesure la capacité à laisser s'échapper la vapeur d'eau de ton corps.
Elle s'exprime de deux façons :
- MVTR (en g/m²/24h) : plus c'est élevé, mieux ça respire. Compte au moins 10 000 pour la randonnée et 20 000 et plus pour l'effort intense.
- RET : ici, plus c'est bas, mieux ça respire. En dessous de 6, c'est excellent. Entre 6 et 13, très bon. Au-delà de 20, la respirabilité est faible.
Étanchéité et respirabilité vont de pair : ne regarde jamais l'une sans l'autre.
4. Comment ça marche : la membrane
Les vestes techniques utilisent une membrane (comme le Gore-Tex) percée de micropores. Ils sont trop petits pour laisser passer une goutte d'eau, mais assez grands pour laisser sortir la vapeur de ta transpiration.
Les grandes familles
- Membranes microporeuses (Gore-Tex, eVent, etc.) : très respirantes, performantes et durables.
- Membranes hydrophiles (enduits) : l'humidité traverse la membrane par absorption. Souvent plus abordables, moins respirantes.
- Technologies propriétaires des marques (ex : Dryvent, H2No, Hyvent) : de bonnes performances à des prix variés.
Les marques évoluent vers des membranes sans PFAS (composés fluorés) pour des raisons environnementales : à surveiller si c'est un critère pour toi.
5. 2 couches, 2,5 couches, 3 couches
La construction du tissu change le poids, la durabilité et le prix.
- 2 couches : la membrane est collée au tissu extérieur, avec une doublure libre à l'intérieur. Confortable, mais plus lourde et plus volumineuse. Souvent utilisée en vestes de ville et de randonnée tranquille.
- 2,5 couches : un revêtement léger protège la membrane à l'intérieur. Très léger et compact, idéal pour avoir une veste de secours dans le sac. Moins durable.
- 3 couches : la membrane est prise en sandwich entre le tissu extérieur et une doublure collée. Très résistante et respirante, c'est le standard pour la montagne, mais plus chère.
6. Les détails qui font la différence
Une bonne membrane ne sert à rien si la veste fuit aux coutures.
- Coutures étanchées (« taped ») : un ruban scotche chaque couture. Indispensable, sinon l'eau passe par les piqûres.
- Zips étanches ou recouverts d'un rabat.
- Capuche réglable, avec visière rigide pour garder le champ de vision sous la pluie.
- Poignets et bas de veste ajustables pour bloquer le vent et l'eau.
- Ventilations sous les bras (« pit zips ») pour évacuer la chaleur sans enlever la veste.
- Poches placées au-dessus de la ceinture du sac à dos.
7. Le traitement déperlant (DWR)
À l'extérieur, la veste a un traitement DWR qui fait perler l'eau. Il ne rend pas la veste imperméable, mais il évite que le tissu extérieur s'imbibe, ce qui préserve la respirabilité.
Avec le temps, le traitement s'use. Si l'eau ne perle plus et que le tissu devient sombre et humide, c'est le signe qu'il faut le raviver, pas que la membrane est morte.
8. L'entretien et la réimperméabilisation
- Lave ta veste régulièrement : la saleté, la transpiration et les graisses bouchent les pores et réduisent les performances.
- Utilise une lessive spéciale vêtements techniques, sans adoucissant ni javel.
- Rince bien pour éliminer tous les résidus.
- Passe-la au sèche-linge à basse température (si l'étiquette l'autorise) ou repasse-la à fer doux avec un linge : la chaleur réactive le traitement déperlant.
- Quand l'eau ne perle plus, applique un spray ou une lessive imperméabilisante adaptés.
- Range-la sèche et non compressée pour préserver la membrane.
9. Quelle veste selon ton usage ?
Usage
Veste conseillée
Rando à la journée, beau temps incertain
2,5 couches légère, 10 000 mm
Randonnée toute l'année
3 couches, 10 000 à 20 000 mm
Trek, pluie prolongée
3 couches, 20 000 mm et plus, bonne respirabilité
Alpinisme, haute montagne
3 couches robuste, capuche compatible casque
Voyage et usage mixte
2 couches confortable
Sortie de secours dans le sac
2,5 couches ultra-compacte
10. Les erreurs à éviter
Choisir sur la colonne d'eau seule sans regarder la respirabilité, négliger les coutures étanchées, ne jamais laver sa veste, ou la ranger humide au fond du sac. Et rappelle-toi qu'aucune veste n'est 100 % respirante : si tu transpires beaucoup, ouvre les ventilations plutôt que de forcer l'effort.
En résumé
Une bonne veste imperméable, c'est un tissu étanche (colonne d'eau suffisante), une bonne respirabilité, des coutures étanchées et un déperlant bien entretenu. Choisis la construction selon ton usage, et lave-la : une veste propre fonctionne beaucoup mieux. Nos conseillers t'aident à trouver le bon modèle en magasin.
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Comprendre l'imperméabilité d'une veste
« Imperméable », « déperlant », « 20 000 mm », « Gore-Tex »... Les étiquettes sont pleines de termes techniques. Voici comment les comprendre pour choisir la bonne veste.
1. Imperméable, déperlant, coupe-vent : ce n'est pas pareil
• Déperlant : l'eau perle à la surface grâce à un traitement. Il protège d'une petite averse, mais finit par laisser passer l'eau.
• Imperméable : la veste bloque réellement l'eau grâce à une membrane ou un enduit, et des coutures étanches.
• Coupe-vent : léger, il bloque le vent mais pas la pluie durable.
Une veste vraiment imperméable combine trois choses : un tissu étanche, des coutures étanchées et un traitement déperlant à l'extérieur.
2. La colonne d'eau : mesurer l'étanchéité
La colonne d'eau (en mm) indique la pression d'eau que le tissu supporte avant de laisser passer l'eau. Plus le chiffre est élevé, plus la veste est étanche.
Colonne d'eau
Niveau de protection
1 500 mm
Déperlant, petite averse
5 000 mm
Imperméable, pluie légère
10 000 mm
Imperméable, pluie soutenue
20 000 mm et plus
Très imperméable, pluie forte et montagne
Pour randonner toute l'année, vise au moins 10 000 mm. Pour la haute montagne ou le trek sous la pluie, 20 000 mm et plus.
3. La respirabilité : le critère qu'on oublie
Une veste étanche qui ne respire pas, c'est comme un sac plastique : tu finis trempé de transpiration. La respirabilité mesure la capacité à laisser s'échapper la vapeur d'eau de ton corps.
Elle s'exprime de deux façons :
• MVTR (en g/m²/24h) : plus c'est élevé, mieux ça respire. Compte au moins 10 000 pour la randonnée et 20 000 et plus pour l'effort intense.
• RET : ici, plus c'est bas, mieux ça respire. En dessous de 6, c'est excellent. Entre 6 et 13, très bon. Au-delà de 20, la respirabilité est faible.
Étanchéité et respirabilité vont de pair : ne regarde jamais l'une sans l'autre.
4. Comment ça marche : la membrane
Les vestes techniques utilisent une membrane (comme le Gore-Tex) percée de micropores. Ils sont trop petits pour laisser passer une goutte d'eau, mais assez grands pour laisser sortir la vapeur de ta transpiration.
Les grandes familles
• Membranes microporeuses (Gore-Tex, eVent, etc.) : très respirantes, performantes et durables.
• Membranes hydrophiles (enduits) : l'humidité traverse la membrane par absorption. Souvent plus abordables, moins respirantes.
• Technologies propriétaires des marques (ex : Dryvent, H2No, Hyvent) : de bonnes performances à des prix variés.
Les marques évoluent vers des membranes sans PFAS (composés fluorés) pour des raisons environnementales : à surveiller si c'est un critère pour toi.
5. 2 couches, 2,5 couches, 3 couches
La construction du tissu change le poids, la durabilité et le prix.
• 2 couches : la membrane est collée au tissu extérieur, avec une doublure libre à l'intérieur. Confortable, mais plus lourde et plus volumineuse. Souvent utilisée en vestes de ville et de randonnée tranquille.
• 2,5 couches : un revêtement léger protège la membrane à l'intérieur. Très léger et compact, idéal pour avoir une veste de secours dans le sac. Moins durable.
• 3 couches : la membrane est prise en sandwich entre le tissu extérieur et une doublure collée. Très résistante et respirante, c'est le standard pour la montagne, mais plus chère.
6. Les détails qui font la différence
Une bonne membrane ne sert à rien si la veste fuit aux coutures.
• Coutures étanchées (« taped ») : un ruban scotche chaque couture. Indispensable, sinon l'eau passe par les piqûres.
• Zips étanches ou recouverts d'un rabat.
• Capuche réglable, avec visière rigide pour garder le champ de vision sous la pluie.
• Poignets et bas de veste ajustables pour bloquer le vent et l'eau.
• Ventilations sous les bras (« pit zips ») pour évacuer la chaleur sans enlever la veste.
• Poches placées au-dessus de la ceinture du sac à dos.
7. Le traitement déperlant (DWR)
À l'extérieur, la veste a un traitement DWR qui fait perler l'eau. Il ne rend pas la veste imperméable, mais il évite que le tissu extérieur s'imbibe, ce qui préserve la respirabilité.
Avec le temps, le traitement s'use. Si l'eau ne perle plus et que le tissu devient sombre et humide, c'est le signe qu'il faut le raviver, pas que la membrane est morte.
8. L'entretien et la réimperméabilisation
• Lave ta veste régulièrement : la saleté, la transpiration et les graisses bouchent les pores et réduisent les performances.
• Utilise une lessive spéciale vêtements techniques, sans adoucissant ni javel.
• Rince bien pour éliminer tous les résidus.
• Passe-la au sèche-linge à basse température (si l'étiquette l'autorise) ou repasse-la à fer doux avec un linge : la chaleur réactive le traitement déperlant.
• Quand l'eau ne perle plus, applique un spray ou une lessive imperméabilisante adaptés.
• Range-la sèche et non compressée pour préserver la membrane.
9. Quelle veste selon ton usage ?
Usage
Veste conseillée
Rando à la journée, beau temps incertain
2,5 couches légère, 10 000 mm
Randonnée toute l'année
3 couches, 10 000 à 20 000 mm
Trek, pluie prolongée
3 couches, 20 000 mm et plus, bonne respirabilité
Alpinisme, haute montagne
3 couches robuste, capuche compatible casque
Voyage et usage mixte
2 couches confortable
Sortie de secours dans le sac
2,5 couches ultra-compacte
10. Les erreurs à éviter
Choisir sur la colonne d'eau seule sans regarder la respirabilité, négliger les coutures étanchées, ne jamais laver sa veste, ou la ranger humide au fond du sac. Et rappelle-toi qu'aucune veste n'est 100 % respirante : si tu transpires beaucoup, ouvre les ventilations plutôt que de forcer l'effort.
En résumé
Une bonne veste imperméable, c'est un tissu étanche (colonne d'eau suffisante), une bonne respirabilité, des coutures étanchées et un déperlant bien entretenu. Choisis la construction selon ton usage, et lave-la : une veste propre fonctionne beaucoup mieux.